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SUJET 7 : Juin 2010

Chronique Nutritionnelle

 

Les bons & les mauvais aliments

 

          Vous est-il déjà arrivé d'entendre quelqu'un s'écrier: Ne mange pas ça, c'est mauvais pour la santé!  Sûrement. Saviez-vous qu'il n'est pas si facile de catégoriser les aliments? En fait, il n'y a ni bons, ni mauvais aliments. C'est l'équilibre global qui compte.

          D'ailleurs certains aliments ont mauvaise réputation et sont pourtant très bons pour la santé. On pense aux œufs qui ont été mis à l'écart pendant quelques années à cause de leur contenu élevé en cholestérol.
Avec les études, on a cependant découvert que ce sont principalement les gras saturés qui sont coupables de la hausse du cholestérol sanguin plutôt que le cholestérol alimentaire lui-même.
Pour la même raison, les crevettes et autres crustacés ont également mauvaise réputation auprès des cardiaques. Des fruits de mer consommés 1 à 2 fois par mois ne constituent pas un choix dangereux pour la santé. Où il n'y a pas d'abus, il n'y a pas de problème!

          Les noix, riches en matières grasses, apportent aussi beaucoup de calories et c'est ce qui les place au banc des accusés. Cependant, les gras contenus dans les noix sont de type monoinsaturés, ce qui leur confère des propriétés hypocholestérolémiantes.
Il faut les intégrer en petites quantités mais régulièrement pour profiter également de leur contenu en gras essentiels, nécessaires au bon fonctionnement de l'organisme.

          Et la fameuse pizza? Les charcuteries et le fromage régulier de la pizza sont les garnitures qui augmentent l'apport calorique et lipidique de cet aliment. En optant pour la végétarienne, l'Hawaïenne (jambon-ananas ou celle au poulet, il est possible de considérer cet aliment comme un choix santé.
Pourquoi ne pas la servir avec une grosse salade verte qui permettra de réduire le nombre de pointes et, de ce fait, la quantité de matières grasses? Attention cependant à la vinaigrette!

          Qu'en est-il de l'alcool et surtout, du vin rouge? On a découvert que les composés phénoliques contenus dans le vin rouge se révélaient d'excellents anticoagulants.
Au risque de décevoir les adeptes de cette boisson,  on sait maintenant que cette fameuse substance, le resvératrol, est un composant de la pelure des raisins et non du vin en lui-même. D'ailleurs, on retrouve ces composés phénoliques dans le jus de raisin rouge.
De plus, c'est dans les Bordeaux rouges de certaines régions de la France que l'on retrouve cette substance.
Conclusion: la consommation modérée de vin rouge, contribuerait à réduire les risques de caillots et diminuerait ainsi la prédisposition aux problèmes cardiaques.

          Parfois, c'est le contraire et on attribue des qualificatifs flatteurs à des aliments qui, somme toute, sont plus ou moins nutritifs ou riches en matières grasses.
Pensez simplement aux muffins, souvent aussi sucrés et gras que certains gâteaux, les craquelins, quelquefois assez gras, que l'on déguste avec une soupe et un morceau de fromage, le maïs soufflé commercial, souvent arrosé de beurre (nature, c'est un excellent choix), les tablettes de caroube, préparées avec des huiles hydrogénées, tout comme le chocolat, et additionnées de sucre.
Les quiches et les salades constituent les grands favoris des choix santé au restaurant alors qu'ils peuvent contenir plus de lipides qu'une soupe et un simple sandwich.

          Chaque mets a sa place dans notre , alimentation. Rappelez-vous les grandes lignes directrices du guide alimentaire canadien qui nous rappellent l'importance de la variété, de l'équilibre et de la modération. Voilà un excellent résumé de ce qui devrait être à la base de nos choix alimentaires quotidiens.


Paola VERGARA
Nutritionniste
www.cliniquealtermed.com
514-287-3289


 

 


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